‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 261 sur 525 · V. — LES CRIMES CONTRE LES MŒURS · texte numérisé non relu

V. — LES CRIMES CONTRE LES MŒURS

Chez les Bédouins dont il faut toujours étudier les coutumes juridiques, pour chaque catégorie de crimes, avant de s'occuper du droit arabe, on est extrêmement sévère pour les attentats aux mœurs. La fornication, le viol, l'adultère sont punis de mort, quand les offensés ne se sont pas fait justice eux-mêmes *. L'adultère surtout est réputé un crime horrible; Sur une simple apparence, le mari, plus ou moins outragé, peut se venger lui-même. Aussi est-il interdit de s'enfermer avec toute femme mariée à un autre homme; le tête-à-tête n'est permis qu'avec sa mère, t Les sens d'une femme, disent les Bédouins, sont comme de l'amadou9. * Mais le droit de tuer les coupables d'adultère n'est pas un privilège du mari ; il s'étend au père, aux frères de la femme, même à quiconque surprend les amants en flagrant délit 3. Dans l'opinion des Bédouins, l'impunité de la femme adultère déshonore le mari, mais bien plus encore la famille de la coupable *.

Comparée à cette fureur jalouse, la pénalité édictée par le Prophète est d'une extrême douceur : t Si vos femmes commettent l'action infâme, appelez quatre témoins. Si leurs témoignages se réunissent contre elles, enfermez-les dans des maisons jusqu'à ce que la mort les visite ou que Dieu leur procure un moyen de salut 5. » — « Si deux individus parmi vous commettent l'action infâme, punissez-les tous les

i . May eux, la Bédouins, III, 105.

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