Mcynicr, Etudes sur V Islamisme
rocher dans le Rummel *. En Turquie, on ne punit jamais le mari trompé, qui se fait justice en tuant les deux coupables d'adultère \
La Sonna, qui fait particulièrement autorité pour les Turcs, est, en ce qui touche l'adultère, beaucoup plus sévère que le Koran; elle ordonne la lapidation de la femme adultère, comme chez les Hébreux \
Les jurisconsultes arabes, qu'il nous faut maintenant consulter, accordent au mari trompé le droit d'anathème conjugal, qui entraîne la répudiation et la prohibition d'un nouveau mariage antre les conjoints. Cet anathème doit se prononcer suivant la formule suivante : c Je jure, par le Dieu unique, que j'ai vu cette femme en acte d'adultère *. 1 — Pour le reste, l'adultère est classé par la jurisprudence simplement parmi les cas de cohabitation illicite et puni comme ces derniers, avec une extrême sévérité. On définit cohabitation illicite tout rapport sexuel d'un Musulman pubère, doué de raison, avec une personne sur laquelle, au point de vue sexuel, il n'a aucun droit légal reconnu par les docteurs de la loi. On n'a pas ce droit, par exemple, sur ses esclaves; on ne l'a pas sur une femme pendant la période menstruelle 5. Les jurisconsultes décrivent l'acte illicite avec une précision, une minutie tout à fait comparables à celles qu'apportent, dans les mêmes sujets, nos auteurs ecclésiastiques de théologie dite morale. Cette richesse de détails est même si grande qu'on ne peut guère reproduire les textes légaux, par trop réalistes.
La cohabitation illicite entraîne diverses peines afflictives.