‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 268 sur 525 · VII. — l'administration de la justice · texte numérisé non relu

VII. — l'administration de la justice

L'organisation et l'administration de la justice sont, dta les Arabes, d'une très grande simplicité. Elles résultent de h combinaison du talion familial, loi primitive, avec Tautorikt judiciaire du prince qui, en principe est le grand justicier. Il en était déjà de même dans les tribus préislamiques ou cependant la justice était rendue par un magistrat spécial, un kadi, délégué du chef1. Pourtant, chez les Bédouins durable, c'est souvent le cheik lui-même qui juge en personne, au civil et au criminel. C'est lui qui envoie saisir l'accusé par se gens, puis condamne ou absout, séance tenante, sur la déposition de deux témoins. Les jugements du cheik sont sans appel et ses sentences sur-le-champ exécutoires. Si elte sont capitales, l'office de bourreau est rempli par désignation et ne déshonore nullement qui s'en acquitte : ce n'est pas un métier. Avant l'exécution, on proclame trois fois devant la tribu assemblée les motifs de la condamnation \ Quand plusieurs tribus sont groupées sous l'autorité d'un émir, ce petit potentat tient parfois à juger lui-même ; mais sa justice est aussi sommaire que celle du cheik. Aussi le plus souvent, dans leurs contestations, les parties adverses s'en remettent à la décision d'un arbitre pour éviter la dangereuse justice du cheik ou de l'émir 3.

Mais, dans la plupart des pays musulmans, la justice est

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