‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 301 sur 525 · IX. — LA VALEUR DU DROIT HÉBRAÏQUE · texte numérisé non relu

IX. — LA VALEUR DU DROIT HÉBRAÏQUE

La pénalité des Hébreux est digne de leur législation juridique et le tout constitue un ensemble grossier, barbare, intéressant seulement pour nous parce que nous pouvons y étudier l'un des stades de l'évolution du droit. En somme, le droit hébraïque n'est que le droit arabe, le droit sémitique, amendé sur certains points, aggravé sur d'autres. Tout en y étant hautement proclamée, la loi du talion y est moins exactement appliquée qu'en Arabie; le vol est moins cruellement réprimé ; mais les attentats à la propriété féminine, c'està-dire l'adultère et même la défloration anticipée, sont châtiés avec une impitoyable fureur. Plus barbare, en somme, la législation arabe est pourtant plus tutélaire pour la propriété servile, pour l'esclave, que ne l'est la législation juive.

Les deux codes sémitiques, le Koran et la Bible, sont théocraliques ; il est donc naturel que les graves infractions à la loi religieuse y soient sévèrement punies. Chez les Arabes, comme chez les Juifs, l'apostasie est un crime capital ; mais le Koran ne contient rien qui approche de la frénésie biblique contre le blasphème, l'idolâtrie, même la simple violation du sabbat, punie de mort, comme un abominable attentat1. On chercherait vainement dans le Koran quelque chose d'analogue à l'affreux verset biblique, que j'ai cité, où il est enjoint au fidèle d'étouffer dans son cœur tout sentiment humain, dès qu'on lui parle seulement d'apostasie9. Enfin le Koran est clément pour les crimes de rébellion, que la loi hébraïque réprime sans pitié.

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