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l'éléphant, le cheval, la vache, les gros animaux et ils condamnent à une amende du second degré quiconque blesse ces quadrupèdes ou leur fracture un os4.
Les injures sont classées en trois catégories graduées ainsi que les amendes correspondantes (100, 150, 1,000 pana). L'amende est double pour, celui qui a commencé; elle est faible (12 pana) et égale pour les deux parties, s'il y a eu réciprocité et si l'on ne peut savoir qui a eu les premiers torts5.
Les outrages sont également punis d'amendes graduées : un mâcha pour avoir lancé de la boue, de la cendre, etc.: deux pour un crachat, pour avoir souillé quelqu'un avec de l'urine, des excréments, etc. 3.
Sauf l'assimilation des hommes aux animaux, il n'v a, dans toute cette répression, rien de bien original, mais il n'en est pas de même en ce qui concerne les c mœurs >.
D. Crimes contre les mœurs. — Pour ce genre de délits nous voyons reparaître dans la pénalité hindoue le vieil esprit du lai ion, et en même temps nous constatons que les peines varient avec la position sociale, la caste, c'est-à-dire que l'iniquité devient effrontément légale.
Le Code de Manou commence par édicter contre l'adultère des peines atroces : « Si une femme, fière de sa famille et de ses qualités; est infidèle à son époux, que le roi la fasse dévorer par des chiens sur une place très fréquentée. • — € Qu'il condamne l'adultère, son complice, à être brûlé sur un lit de fer chauffé au rouge, etc.4. » L'idée sauvage du lit de fer chauffé au rouge procède évidemment du talion. Mais, comme on ne saurait mettre à mort un brahmane, car attenter à la vie de ce personnage divin serait une abomination,
i. Code de Manou, VIII, 284-287. — Sicé, loc. cit., 221-222.