‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 312 sur 525 · Darestc, Étuda hist. droit · texte numérisé non relu

Darestc, Étuda hist. droit

LA JUSTICE DAMS L'INDE ET LA PERSE. 3j3

pays, puisque leur principal objet est de la protéger. 11 n'est donc pas étonnant que les codes hindous, spécialement celui de Manou, s'occupent surtout des questions religieuses, car ce sont des codes cléricaux, et des questions de propriété et d'attentats à la propriété, puisque les Hindous brahmaniques sont très attachés aux biens de ce monde. Dans l'Inde, on reconnaît au propriétaire le droit de commettre un homicide pour défendre sa propriété, même contre des dommages extrêmement légers. Ainsi pour avoir cueilli, sans autorisation, quelques épis de millet dans un champ, un passant peut être percé de plusieurs eoups de lance par le propriétaire. De par cette même religion de la propriété, on entend faire respecter tous les contrats1, compenser tous les dommages, même dans des conditions qui nous semblent très immorales. Ainsi une courtisane, quia été payée d'avance, ne peut refuser le service vendu, à moins qu'elle ne restitue le double du prix reçu. De même Phopime, qui, prenant possession, abuse de la courtisane, en sortant des conditions verbalement arrêtées, pour se livrer à des excès grossiers, que je ne puis énumérer ici, devra payer une rétribution oetuple2. — Tout ces cas sont envisagés évidemment au point de vue de l'intérêt, non de la morale.

Le vol, nous Talions voir, est sévèrement puni, dans l'Inde brahmanique, et pourtant il existe ou il existait encore dans les temps modernes des associations, des castes de voleurs, régulièrement organisées, ne dissimulant en rien le but qu'elles poursuivaient, s'appelant même hardiment « castes des voleurs i. et ayant néanmoins une existence tolérée, légale3* On nous dit, il est vrai, que les membres de ces castes prédatrices pratiquaient la circoncision*; d'où l'on

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