Ibid., VIII
litouhnbau. — L'évolution juridique. iV
exemple, de bijoux en usant de faux prétextes ' ; mais il devn tenir compte de la position sociale du débiteur récalcitraaL Si le débiteur est un roi ou un brahmane, le créancier ne doit user que de douceur, de persuasion ou de la veillée dharna (\o\rV Évolution de la propriété). SA c'est un parent, un ami, un commerçant, un cultivateur, un artisan, ii peut recourir à la ruse. Mais, vis-vis des gens de caste inférieure, la violence est autorisée; on les peut séquestrer, enchaîner, etc. \ Pourtant si le débiteur est trop injustement traité, le souverain doit infliger au créancier riche une amende égale au montant de la dette ; une amende du quart seulement au créancier pauvre. Enfin, comme le roi a la prétention et même le devoir de se mêler de tout, il /Suit qu'il oblige le débiteur riche mais récalcitrant à rembourser la dette, capital et intérêt9. Au lieu d'enfermer simplement le débiteur de basse caste, le créancier peut, s'il lui semble bon, le faire travailler jusqu'à parfait remboursement4. Os n'a pas hésité a foire intervenir la religion elle-même en faveur du créancier. Ainsi, après la mort, tout le bien qu'aura pu faire le débiteur profitera aux mânes du créancier. De plus le débiteur, qui sera mort avant de s'acquitter, renaîtra dans le corps d'un manœuvre ou d'une femme, ou d'un esclave ou d'un cheval, ou d'un bœuf et, sous cette forme, il travaillera chez son créancier, qui, de toute façon, doit être payé5. — L'Inde n'est pas le seul pays, où l'on ait fait ainsi servir la religion à garantir les intérêts' .pécuniaires, où Dieu soit devenu la serrure des coffres-forts; mais jamais on n'a procédé ailleurs avec une telle naïveté.