Code de .Manou, VIII
surtout s'il s'agit d'objets en or. On suppose que le voleur doit en éprouver à l'instant un remords immense et Hanoi veut, qu'en toute hâte et les cheveux défaits il coure se dénoncer lui-même au roi en implorant une punition, que lesoaverain doit lui accorder à l'instant et sans miséricorde1.
Pour outrages mutuels entre un brahmane et un kchatria le brahmane paye l'amende inférieure (350 pana) ; le kchatria, l'amende supérieure (500 pana)9. — Quant aux violences, outrages, manques de respect commis par les gens de caste inférieure au détriment des brahmanes, ils sont châtia avec frénésie, c De quelque membre que se serve un homme de basse naissance pour frapper un supérieur, ce membre doit être mutilé \ » Pour avoir osé prendre place à coté d'un brahmane, un homme de basse classe sera marqué au-dessus des hanches ou banni, ou le roi lui fera balafrer les fesses 4. S'il crache sur un brahmane, le roi lui fera mutiler les lèvres: s'il urine sur un brahmane, l'urèthre; s'il commet une incongruité abdominale en présence d'un brahmane, le roi lui fera mutiler l'anus; s'il saisît le brahmane par les pieds, par la barbe, le cou, les bourses, le roi lui fera couper les deux mains c sans balancer5 ». Si un soudra insulte un brahmane, on lui coupera la langue; s'il outrage oralement un brahmane, un stylet de fer long de dix doigts et rougi au feu, lui sera enfoncé dans la bouche; s'il a l'imprudence de donner des avis aux brahmanes relativement à leur devoir, on lui versera de l'huilebouillantedans la bouche et l'oreille*. Voilà toute une liste de pénalités sauvages, iniques, mais évidemment inspirées par l'idée du talion.