‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 318 sur 525 · Ibid.t · texte numérisé non relu

Ibid.t

Au contraire le brahmane ayant outragé un homme de la caste militaire payera seulement 50 pana d'amende ; il n'en payera que 25, si l'outragé est de la classe commerçante et 12 seulement, si c'est un soudra4. — Les peines ordinaires ne sauraient s'appliquer au brahmane. S'il a volé une fille, un garçon, de l'or, de la soie, tous objets mis sur le même rang, il est passible seulement d'une amende égale à la valeur de l'objet volé*.

La justice hindoue recourait volontiers à l'ordalie, au jugement de Dieu, et elle en avait de plusieurs sortes, comme nous le verrons tout à l'heure; mais le plus dangereux, le jugement de Dieu par le poison, n'est pas applicable au brahmane3. — De même la peine capitale est commuée, pour le brahmane de distinction, en des peines relativement légères : on lui rase la tête; on lui bande les yeux et on l'expulse du pays; ou bien on lui fait faire une promenade sur un âne ou on le marque au front4. Cependant, dans les royaumes où le prestige brahmanique avait quelque peu pâli, les souverains tournaient la loi divine et osaient attenter à la vie de l'oint du Seigneur. Respectant la lettre du code, ils se gardaient bien de supplicier les brahmanes; mais ils les parquaient dans un enclos épineux, surveillé par des soldats et restreignaient, chaque jour, la quantité des ali- • ments, jusqu'à la mort du détenu 5: c II est, avec le ciel, des accommodements. »

G. La solidarité obligatoire. — La société brahmanique est basée sur l'institution de castes hiérarchisées, c'est-à-dire sur l'inégalité native des individus, présumée et décrétée

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