Lettres édifiantes, XIV
d'après la place qu'ils occupent dans la société. Le législata n'a même pas soupçonné l'iniquité de cette structure sociair. son principal souci a été seulement de la faire respecter et dans ce but, il frappe avec incomparablement plus de dure:les petits que les grands. Sous ce rapport les codes de ïlaà ancienne heurtent toutes nos idées modernes de justice épli taire; mais, par un autre côté, ces législations sont supérieures aux nôtres; car elles se préoccupent vivement dek solidarité et vont même jusqu'à l'imposer.
Tout secours, toute aide quelconque donnés à des mal aiteurs constituent des crimes, punissables de mort, d 'après k Code de Manou *. Qui n'accourt pas, quand un village es Ipilk', quand les chemins sont infestés de brigands, quand des digue* sont rompues, est puni du bannissement9. Les plan telles animaux, même les objets utiles, sont protégés par la loi. Nom avons vu que le meurtre d'une vache, d'un éléphant, etc., est assimilé à l'homicide. On est allé jusqu'à défendre de mutiler ou de détruire les arbres. On paie 20 pana pour avoir coupé une branche; 40 pana pour le tronc; 80 pour avoir déraciné l'arbre. Les amendes sont doublées, si l'arbre blés* est « utile à l'existence3 ». Amendes encore à qui coupe la corde d'un puits, à qui détruit une fontaine publique, sans compter l'obligation de réparer le dégât commis *.
Les petits, les faibles ne sont pas non plus abandonnés. La loi exige bien que les ouvriers tiennent les engagements pris relativement à leur travail, mais elle ne les laisse pas à la discrétion des maîtres. Si l'ouvrier renonce à son travail, à cause des injures ou mauvais traitements que lui fait subir le maître, le souverain devra intervenir pour faire payer le