‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 320 sur 525 · Ctds ds Mai;o;t V11I · texte numérisé non relu

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travail exécuté. Si le maître néglige de soigner et de recueillir, pendant trois jours au moins, son ouvrier affaibli ou malade, il sera passible d'une amende de premier degré ft.

Le Gode de Manou contient encore bon nombre d'autres prescriptions tu té la ires, même humanitaires : ainsi les intérêts accumulés d'une somme prêtée ne doivent jamais dépasser le montant de la dette*; l'argent prêté à une personne dans la détresse ne doit pas produire d'intérêts3. Même s'ils sont dans une situation critique, les gens des castes supérieures, les brahmanes et les kchatrias, ne doivent point prêter à intérêt4; car noblesse oblige. L'hospitalité est de devoir étroit; à quelque heure que se présente un étranger attardé, il faut lui faire accueil5. La législation hindoue a donc, comme les autres vieux codes barbares, son côté louable, palliant quelque peu les effroyables iniquités dont elle fourmille.

H. Tribunaux et procédure. — Dans l'Inde, la justice est rendue par diverses juridictions allant de celle des communautés de village et des corporations à celle du roi lui-même. Les habitants des bois, les commerçants, les militaires décident, comme ils l'entendent, les contestations qui s'élèvent parmi eux. Chaque groupe juge les siens; mais souvent l'on s'en remet à la décision d'un arbitre librement choisi par les parties. La littérature populaire de l'Inde parle à chaque instant de ces arbitrages6. Puis il y a la justice communale, la justice urbaine, la justice des basses castes, celle des corporations, la justice familiale rendue par les membres les plus âgés des familles en litige, la justice des brahmanes,

i. Sicé, loc. cit., 11% m.

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