‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 325 sur 525 · Sicé, loc cit · texte numérisé non relu

Sicé, loc cit

pieux, n'est pas criminel; la fausse déposition est alors appelée c parole de Dieu1 » : la fin justifie les moyens. S'il s'agit d'une faute commise dans un moment d'égarement et si la déposition peut entraîner la mort du coupable, il vaut mieux mentir*. D'autre part, le faux serment est permis avides maltresses, avec une jeune fille qu'on recherche en mariage; s'il s'agit de nourrir une vache ou de sauver do brahmane 3. Pourtant le faux témoignage est ordinairement puni de grosses amendes, qui sont augmentées suivant l<* mobile, décuplées, par exemple, si l'on a menti par amour*. Le faux témoin peut môme encourir la confiscation des biens \ Le roi, nous l'avons vu, doit être bon physionomiste et écarter le témoin, si celui-ci parle inutilement très haut , s*ilpous>e de longs soupirs, s'il va et vient, s'il a des mouvements réflexe? involontaires, s'il se mord les lèvres, change de couleur, bredouille, cherche ses mots, etc. 6, en résumé, s'il n'est pas inaîuv de lui. — Enfin, en cas de flagrant délit, on peut juger sans aucune déposition de témoin et on n'est pas difficile sur le flagrant délit, puisque l'on répute adultère l'homme qui a été surpris passant la main dans les cheveux d'une femme7. — Dans les affaires épineuses, les tribunaux hindous usent largement du jugement de Dieu, de l'ordalie, et il y a diverses sortes d'épreuves, applicables surtout suivant la caste du coupable: 1° la balance. L'accusé est pesé avec accompagnement de cérémonies; puis on lui attache au front le titre du procès et on le pèse de nouveau. Pour entraîner l'acquittement, la seconde pesée doit être inférieure à la première, ce qui

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