‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 328 sur 525 · Dareste, Études hit t. droit · texte numérisé non relu

Dareste, Études hit t. droit

cinquante-quatre à soixante-dix1. Le code sacré édicté aussi des peines contre les violences, les fractures et il décompose, comme on le fait encore en Kabylie, un acte de violence en sept moments: prendre l'arme, la brandir, blesser, répandre le sang, briser un os, faire perdre le sentiment, etc. Chacun de ces temps est puni d'un certain nombre de coups, de cinq à quatre-vingt-dix9, etdu double en cas de récidive ; mais ces coups se peuvent racheter. On a prétendu qu'il s'agissait simplement d'oeuvres expiatoires, de coups donnés par le délinquant aux animaux nuisibles ; mais c'est là une interprétation assez peu vraisemblable.

Les écrivains de l'antiquité gréco-romaine nous apprennent aussi fort peu de chose sur la justice dans la. Perse ancienne. D'un passage d'Hérodote, il est pourtant permis de conclure que, selon l'invariable coutume, le roi était le grand juge du pays. Le vieux chroniqueur rapporte en effet que la clémence était, pour le souverain des Perses, un devoir et que, pour une faute unique, il ne lui était pas permis de prononcer une sentence capitale : seuls, les récidivistes étaient frappés3. La chronique persane de Tabari, le poème de Firdousi, etc., nous fournissent des renseignements plus précis. Ces documents attestent hautement l'existence du talion dans la Perse ancienne. On fait dire au roi Parwiz, un des derniers Sassanides : c Celui qui ne tue pas le meurtrier de son père est un bâtard4. » Et ailleurs: c Si l'on tue quelqu'un injustement, il ne faut pas que le roi pardonne, mais au contraire qu'il fasse subir la peine du talion, à moins que les parents, qui ont le droit de venger le sang, ne pardonnent au meurtrier5. » Nous retrouvons donc chez les Perses, à une époque qui déjà

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