‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 347 sur 525 · Du Boys, loc. cit · texte numérisé non relu

Du Boys, loc. cit

LITOURNEAU. — L'Évolution jnridiquo. 22

d'adultère flagrant mettait le coupableà rentière discrétion de mari offensé, mais avec l'obligation, si celui-ci épargnait a femme, de la répudier ; ce, sous peine d'atimie : précaution évidente contre le chantage marital. Epargnée, la femme adultère n'en était pas moins sévèrement châtiée ; elle tombait dans le mépris public; la parure lui était interdite et tout Athénien pouvait non seulement lacérer ses vêtements, mais h frapper, même la tuer1. — L'amant était traité avec moins de rigueur, comme il est de règle : on pouvait bien l'emprisonner, mais seulement sur requête de la partie offensée; puis il était élargi après amende et caution de sa bonne conduite future *.

Le vice contre nature, que nous avons trouvé si répandu, chez les Sémites, Tétait au moins autant chez les Hellènes, et l'on avait édicté à son sujet des peines sévères, mais seulement quand il s'accompagnait de circonstances particulièrement graves : c Si un père, dit la loi Attique, un frère, un oncle, un tuteur ou toute autre personne, ayant de l'autorité sur un enfant, reçoit de l'argent pour le prostituer, on poursuivra non l'enfant, mais celui qui l'aura vendu. Devenu homme, l'enfant sera affranchi de l'obligation de soigner et d'entretenir le père dénaturé qui l'aura flétri ; il ne sera tenu que de l'enterrer avec décence \ i Commis avec violence, le crime de sodomie pouvait être puni de mort. Contre ces crimes perpétrés sur des enfants ou des hommes libres, tout Athénien pouvait se porter accusateur. — Quant à l'Athénien libre, convaincu de s'être volontairement prêté aux amours contre nature, il ne subissait qu'une peine morale et civique : Vatimie. Il perdait ses droits de citoyen, et l'accès des temples, celui des assemblées pu-

Page 1