‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 348 sur 525 · Eschine, in Timarch · texte numérisé non relu

Eschine, in Timarch

bliques, etc., lui étaient interdits sous peine de mort1. L'homme tombé à ce point d'extrême dégradation avait offensé la communauté, blessé la conscience publique; il s'était rendu coupable non d'un tort privé, mais d'une profanation de même ordre que les crimes contre la religion et la patrie.

Pour ces derniers attentats, les lois athéniennes étaient d'une extrême sévérité. Le sacrilège et le traître envers l'État étaient mis à mort; leurs corps ne pouvaient être inhumés sur le territoire de la république, qu'ils auraient souillé ; leurs biens étaient confisqués'. Enfin on pouvait tuer impunément le transfuge, déclaré ennemi d'Athènes et de ses alliés ; on avait même le droit de mettre à mort ses enfants3. Pour les crimes d'ordre public, l'accusé n'avait pas la faculté de s'exiler volontairement et l'on n'accordait pas la liberté sous caution*. Il y avait peine de mort pour quiconque entreprenait contre la démocratie, désertait à l'ennemi, se rendait coupable de haute trahison ; peine capitale aussi pour le sacrilège, le profanateur des mystères, les magiciens5. Peine de mort encore, du moins d'après les lois de Solon, contre l'archonte qui s'enivrait (Diog. Laërce, Solon) ; car l'archonte avait à remplir des fonctions sacerdotales. Pour certains attentats religieux, des villes même pouvaient être rasées. Ainsi la ville deCirrha, voisine de Delphes, ayant pillé le trésor d'Apollon, fut détruite. Contre la cité sacrilège, la Pythie avait lancé une véritable excommunication ainsi conçue : « Guerre aux Cirrhéens ! Guerre le jour ! Guerre la nuit ! Portez chez eux le fer, le feu, l'esclavage. Consacrez aux dieux leurs terres complètement abandon-

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