‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 349 sur 525 · IV. — LES TRIBUNAUX A ATHÈNES · texte numérisé non relu

IV. — LES TRIBUNAUX A ATHÈNES

L'amour de l'immobilité, un attachement violent et irraisonné pour les antiques mœurs et institutions, caractérisent les races inintelligentes, progressant malgré elles et avec une extrême lenteur. La Grèce en général et Athènes en particulier n'ont pas connu cette torpeur. L'évolution historique des Hellènes a été marquée par d'incessants progrès, même dans l'organisation des tribunaux et de la procédure, c'est-à-dire de ce qui change ordinairement avec le plus de lenteur.

A l'origine de l'histoire d'Athènes, dès la période monarchique, il existait dans la Cité de Minerve un tribunal, connaissant des meurtres, incendies, etc., et siégeant, de temps immémorial, en cinq endroits différents, notamment sur l'Aréopage. En tant que spécialement préposé aux choses sacrées, le roi occupait dans cette haute cour la place d'honneur9. Ce tribunal de la colline de Mars jugeait conformément à la tradition): il n'y avait pas encore de lois écrites et, comme les juges étaient toujours pris dans la noblesse, leurs décisions étaient souvent entachées d'arbitraire. Vers 620, l'archonte Dracon Ait chargé de rédiger un code où il prodigua jusqu'à l'abus la peine capitale. En même temps il remplaça les anciens juges criminels par cinquante et un

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