Schœmann, loc. cit
Ephètes, toujours pris parmi les Eupatrides '. Plus tard Solon conserva la juridiction de ces Ephètes, mais seulement pour les crimes capitaux \ En général, le soin de rendre la justice fut longtemps confié aux diverses magistratures instituées par Solon, surtout aux neuf archontes. Chaque tribunal avait sa juridiction spéciale et renvoyait les affaires au juge compétent, quand il ne les décidait pas lui-même. Mais toujours, et ceci est un fait capital, les intéressés avaient droit d'appel devant un tribunal supérieur, composé d'un grand nombre de jurés, tirés au sort, chaque année, dans la masse delà population. Ces jurés constituaient niéliée (nktaia). Pour les causes civiles, l'Héliée n'était guère qu'une cour d'appel ; mais ce tribunal jugeait en outre les procès criminels en premier et dernier ressort.
En même temps, Solon avait beaucoup augmenté les attributions du conseil aréopagique, dont les membres, nommés à vie et se recrutant chaque année en s'adjoignant les archontes sortis de charge, étaient en nombre indéterminé. L'Aréopage, cour suprême, fut investi d'un droit de haute surveillance sur les magistratures, sur l'administration, sur l'éducation et même les mœurs.
Tous ces tribunaux, dont les attributions ne nous sont pas très exactement connues, persistèrent et, avec quelques au très, de fondation moins ancienne, formèrent un ensemble, dont les éléments, nés successivement au cours des siècles et suivant les besoins, ne constituaient pas un tout bien homogène. Chaque tribunal avait sa juridiction spéciale et il nous faut passer rapidement en revue les principaux d'entre eux. 1° Le tribunal des archontes, qui avait sans doute succédé à celui du roi. Les archontes ne jugeaient directement que des délits de peu d'importance; mais ils in-