‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 351 sur 525 · Schœmann, loc. cit · texte numérisé non relu

Schœmann, loc. cit

trod irisaient certaines causes devant les premiers tribunaux de l'État \ et cette poursuite d'office est, comme l'appel, une innovation hellénique. 2° V Aréopage ( Apuog 71070c) tenait, dans l'organisation juridique d'Athènes, une place bien plus grande que le tribunal des archontes. Son origine remontait aux Ages protohistoriques. C'était, dans le principe, un conseil d'Eupatrides, procédant sans doute du conseil des vieillards, siégeant dans l'Agora à l'époque homérique. De temps immémorial, l'Aréopage jugeait les homicides hors de la ville primitive, de l'Acropole, sur la colline de Mars afin de ne pas souiller la Cité ; mais à partir de Solon, le tribunal delà colline de Mars se recruta exclusivement parmi les anciens archontes jouissant d'une réputation sans tache. Ainsi l'entrée dans l'Aréopage fut interdite à un citoyen qui avait été vu dînant dans une auberge ; car les auberges d'Athènes étaient ordinairement des lieux de prostitution3. L'Aréopage se divisait en sections, tirées au sort, et chaque section jugeait les affaires qui lui tombaient en partage. — Solon laissa à l'Aréopage le droit de juger les homicides prémédités ; les autres homicides relevaient du tribunal des Ephètes. Les crimes d'impiété, de haute trahison, étaient aussi du ressort de l'Aréopage, qui exerçait en outre le censorat sur les mœurs. Bien longtemps après Solon, le peuple confiait encore volontiers à l'Aréopage, dont les séances n'étaient pas publiques, les instructions les plus importantes, celles qui exigeaient de la discrétion8. 3° Après l'Aréopage, venait le tribunal des Ephètes ou du Palladion, encore aristocratique et composé de cinquante Eupatrides quinquagénaires. Le Palladion jugeait les meurtres involontaires. L'accusé d'un homicide par accident devait d'abord s'exiler en suivant

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