‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 373 sur 525 · Inititutes, lib. IV · texte numérisé non relu

Inititutes, lib. IV

analogues, par exemple, le stylet ou couteau dit gambeUa. L'assassinat par le poison était aussi réservé. La loi Cornelia punit de la peine capitale non seulement Fauteur d'un empoisonnement, mais aussi ses complices directs ou indirects, ceux qui ont préparé, vendu, acheté ou procuré le poison '. Elle édicté d'ailleurs la même peine contre l'homicide en général, même contre l'homicide d'intention, celui qui marche armé en préméditant un meurtre. — La loi du parricide proprement dit, du meurtre du père par le fils, prononçait contre ce crime des peines tout à fait barbares, que Ton est étonné de retrouver encore dans les Instituas. Avec une peau de loup, on couvrait la face du parricide; on lui chaussait des brodequins en bois, puis on l'enfermait dans un sac de cuir avec un chien, un coq, une vipère et un singe ; après quoi on le précipitait dans la mer ou dans le fleuve le plus voisin \ Le sens de tout ce symbolisme pénal nous échappe entièrement, sauf pour la peau de loup. — Le Code théodosien ne met plus dans le sac que des serpents ; mais il donne encore au mot parricide un sens collectif et désigne ainsi le meurtre du père ou de la mère, de la sœur, du fils, de la fille ou des proches : il y a là sûrement une survivance des vieux âges \

A Rome, les classes des patriciens, des plébéiens et des esclaves constituaient de véritables castes et, comme il arrive dans toutes les sociétés ainsi organisées, la loi pénale tenait souvent grand compte de la position sociale, se montrant beaucoup plus indulgente pour les grands que pour les petits. Ainsi, pour un même délit, la peine de l'esclave était ordinairement beaucoup plus dure, et même, pour les citoyens libres, certaines lois prenaient le rang en considé-

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