Appian, De Bell. civ
de son vivier un esclave, qui avait cassé un verre, est juste* ment célèbre. Auguste, ce jour-là en veine de clémence intervint1; mais lui-même fit, quelques jours après, crurife un sien esclave pour avoir tué et mangé une caille dressée; se battre avec ses pareilles : une caille de combat3. Pétro» parle d'un esclave mis en croix pour avoir offensé la c maj«4r du maître », etc., etc., etc.3.
Les délits et les plus légères fautes des esclaves éuien punis avec une rigueur inouïe soit par le maître, soit par le magistrat, le triumvir capital™, si le maître jugeait bonde lui livrer le coupable. Lés supplices spécialement usité* contre les esclaves étaient à la fois cruels et variés. Il y ayante fourche, le fouet, la marque, les chaînes, la meule, le crucifiement. Sur ce point comme sur bien d'autres, laîèrocnèdu droit romain primitif fut adoucie peu à peu par l'influence du droit des gens, du droit naturel, sapant lentement le* dures lois desQuirites. € Quoique tout soit permis contre des esclaves, écrit Sénèque, il est pourtant des actions que le droit des gens interdit à un homme ; car votre esclave est de la même nature que vous4. » Mais cette réforme morale ne s'opéra point en un jour. Longtemps la Rome impérial' elle-même traita l'esclave avec une tranquille cnnuilr. Auguste décida que tous les esclaves vivant sous le toit d' leur maître assassiné seraient mis à mort sans distinction dt sexe ni d'âge5. Sous Néron, cette décision d'Auguste fut confirmée et appliquée : quatre cents esclaves furent ainsi exécutés d'un seul coup, non pourtant sans quelque commotion populaire6. Une loi de Gratien ordonne que tout esclave