‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 391 sur 525 · Duruy, etc., Italie ancienne · texte numérisé non relu

Duruy, etc., Italie ancienne

était dit perduellio ou crimen publicum et entraînait pour le coupable les verges et la mort. Puis toute action intéressant l'honneur, la dignité du peuple romain devint crime A3 lèse-majesté, appellation qui, détournée de son sens primitif, servit plus tard à donner une couleur légale aux actes tyranniques des empereurs1.

Toutes les condamnations résultant des actions publiqueétaient infamantes9. D'après la loi Julia, pour complot contre l'empereur, ce qui était un crime de majesté, la mémoire du coupable était condamnée même après sa mort3.

Pour intelligence avec les ennemis delà République, conspiration contre la constitution de l'État, le traître était consacré aux dieux d'une façon toute particulière et tout citoyen avait le droit de le tuer*. Pour les crimes publics ails de perduellio, l'anathème était de plein droit, même sans déclaration de la curie6. De même fut déclaré sacrilège et « dévoué » quiconque portait la main sur un tribun*. Dans les attentats de ce genre, le sacré ne se séparait pas du profane; ainsi le sénat, ayant fait exécuter des Romains qui avaient conspiré pour le rétablissement des TarquinsT ordonna à tous les citoyens de se purifier7. La désertion sons les drapeaux attirait sur le coupable les plus terribles malédictions des lois sacrées qui régissaient tout le système militaire8. La désertion était un sacrilège entraînant la section du poignet, la décapitation, l'exposition aux bêtes, le crucifiement, etc. On était même poursuivi rien que pour avoir

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