‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 397 sur 525 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

sonnements par des matrones, atteintes à la chasteté des femmes libres, usurpations de Vager publions. Enfin les Triumviri capitales, d'abord chargés seulement des prisons et des exécutions finirent par avoir juridiction sur les esclaves, les affranchis, les étrangers *.

A côté de la juridiction criminelle du peuple, existait encore celle du Sénat, connaissant surtout des crimes, qui intéressaient l'administration supérieure de l'État, les villes sujettes, les colonies révoltées. Parfois le Sénat nommait un dictateur pour faire justice d'un ennemi public 9. Mais le Sénat avait pourtant le droit de juger certains crimes privés : les empoisonnements, les assassinats 3.

Comme la justice hellénique,, à laquelle elle ressemble si fort, l'organisation judiciaire de la Rome antique se constitua peu à peu, de pièces et de morceaux, en suivant les phases de révolution politique. Seules, les justices royales ou impériales o ut de l'homogénéité, uniquement parce qu'elles sont admiaistratives et imposées par un pouvoir despotique.

Quand Rome eut acquis un certain développement, les c uries et centuries ne suffirent plus à rendre directement lu justice. Il fallut dresser annuellement des listes de juges délégués, d'abord aristocratiques. Aux termes de la loi Galpurnia, on nomma d'abord trois cents juges patrieiens. Caïus Gracchus fit désigner quatre cent cinquante juges pris dans l'ordre équestre. Enfin, durant la deuxième année de la guerre sociale, Plautius Sylvanus fit passer une loi qui attribuait au peuple la nomination des juges, à raison de quinze par tribu*. — Mais la grande réforme fut l'institution de Questions, c'est-à-dire de commissions judiciaires

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