Duruy, etc., loc. cit
l'accusé '. Ces apologistes ont une certaine analogie avec les cojureurs que nous avons trouvés et trouverons encore en usage chez divers peuples barbares. — Le secours de l'avocat fut d'abord gratuit ; c'était simplement, pour les aspirants aux magistratures publiqnes, un moyen de se faire connaître. A Rome, comme à Athènes, la durée des plaidoiries était limitée. Aux plaidoiries succédaient les altercations, c'est-à-dire un échange de courtes questions et réponses entre les parties. Enfin on procédait au vote, qui se fit d'abord par acclamation, puis au scrutin. Une loi de Sylla permit à l'accusé de réclamer, à son choix, le vote public ou secret *. Devant le tribunal du préteur, ce magistrat distribuait des tablettes de vote aux juges et leur ordonnait de conférer entre eux. Les tablettes de vote étaient de trois sortes : les unes portaient la lettre A (absolve!) ; les autres la lettre C (cond.); les dernières, N L (non liquet, ce n'est pas clair)3.
Nombre d'affaires se décidaient par arbitrage, bienfaisante survivance des premiers Ages. Dans les arbitrages, on était plus libre que dans les jugements réguliers; cependant les arbitres dépendaient aussi du préteur, qui faisait exécuter leur décision, comme celle des juges ordinaires4. Les juges étaient responsables et, en cas de sentence injuste, ils devenaient garants du procès, c'est-à-dire en payaient l'estimation5.
Quand il s'agissait de l'arrêt d'un magistrat, l'appel était de droit; mais il en était autrement pour les jugements rendus par les Questions. Ceux-ei en effet émanaient du souverain lui-même, du peuple, et ne pouvaient être cassés ou amendés. Le seul recours restant aux condamnés des Questions était de