‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 410 sur 525 · Suétone, Auguste · texte numérisé non relu

Suétone, Auguste

Pour les esclaves, la pénalité était d'une dureté bien plus grande. Tout d'abord on leur appliquait la torture, comin? simple moyen d'instruction préparatoire : cela n'était pas considéré comme une peine. Puis venait toute une série de supplices : i° la fourche, pièce de bois fixée en travers sur h poitrine et les épaules et à laquelle on attachait les bras de patient, que l'on promenait ensuite par la ville, en le fustigeant. L'esclave, ainsi châtié, en gardait la dénomination de fuscifer; 2° le fouet, faisceau de lanières de cuir garnies de nœuds et de balles de plomb, avec lequel on fouettait l'esclave nu et garrotté; 3° la marque ou le stigmate applique sur le front avec un fer chaud ; 4° les chaînes (vincula), dont on chargeait l'esclave enfermé dans Yergastulum; 5* Je crucifiement, toujours précédé de la fustigation1. Les empereurs, qui, dans leur pieuse horreur des œuvres de chair, avaient remis en vigueur, en l'aggravant parfois, l'antique pénalité romaine, l'amendèrent sur un point. Ils abolirent les stigmates imprimés sur la face, mais en cela ils obéirent à des scrupules religieux, nullement à un souci humanitaire; ce fut simplement pour ne pas gâter c l'image de la beauté céleste »*. Toute cette pénalité est barbare, uniquement inspirée par l'esprit de vengeance et elle fait peu d'honneur au Peuple-roi, dont il nous reste maintenant à apprécier toute la législation.

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