‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 411 sur 525 · Code théodotien, lib. IX, lit. XL · texte numérisé non relu

Code théodotien, lib. IX, lit. XL

admiration. Mérite-t-il sa réputation? Nous venons de l'examiner bien sommairement sans doute, mais comparativement et non pas à la manière des légistes, qui trop souvent se bornent à faire l'exégèse des textes, pour lesquels on leur a d'avance inspiré un respect religieux. Cette étude nous a montré, que, dans ses origines, le Droit romain est identique à tous les autres, que même il s'est amendé avec une grande lenteur et a gardé jusqu'à la fin des traces de la primitive barbarie. Quoique les Douze Tables eussent fait descendre la loi romaine du ciel sur la terre, cette loi conserva longtemps son prestige religieux des vieux âges. Pendant des siècles, on se borna à demander, pour toute réforme, non des lois nouvelles, mais la bonne application des anciennes. Les lois ne se multiplièrent que sous l'Empire, quand les souverains prirent au sérieux leur rôle de législateurs suprêmes1.

Les innovations sérieuses, celles qui redressèrent nombre d'injustices, furent l'œuvre des empereurs Hadrien et Alexandre-Sévère. Théodose et Justinien firent surtout rédiger les compilations légales, qui ont tant servi à propager le Droit romain et ont tant manqué au Droit hellénique3. Mais les réformes impériales avaient été préparées par un lent travail d'opinion, qui sourdement avait miné la législation purement romaine.

Rien de plus étroit que le primitif Droit romain, le Jus Quirîtum. Ce furent les conquêtes de Rome, ses rapports de plus en plus nombreux avec d'autres cités, avec les pérégrins, les peuples italiques, qui l'obligèrent à créer un droit nouveau, le Jus genlium, à côté du Jus Quirilum3. Nécessairement le cadre légal continua à s'élargir avec les frontières de Rome; le Jus nalurœ apparut à côté du Jus genlium et

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