‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 418 sur 525 · Anabasii, I · texte numérisé non relu

Anabasii, I

3. M. Kowalevski, Coutume contemporaine et loi primitive (analyse par Dareste, loc. cit., 136, etc.).

LBTOUMf bau. — L'Évolution juridique. 26

402 L'ÉVOLUTION URIDIQUE.

pouvaient être tuées et toutes avaient le droit de tuer dab une vendetta. Actuellement le cercle de la vendetta s'&t beaucoup rétréci ; le talion ne s'exerce plus que par les pis proches parents et seulement sur les meurtriers; enfin il §? saurait s'appliquer au mépris des droits de l'hospitalité, eu pendant les deux premières semaines du Carême, durant lesquelles il existe une sorte de Trêve de Dieu * . — En outre la famille de l'homme assassiné peut, s'il lui plait, accepter une composition et il y a même un tarif pour les meurtre* et blessures. C'est en vaches que se payent les compositions. La plus élevée de toutes serait de dix-huit fois dix-huit vache* (la numération des Ossêtes ne dépasserait pas dix-huit). Pour une femme, la composition est moitié plus faible que pour un homme, exactement comme chez les Arabes; mais ette est double, si la victime était enceinte. — Pour le meurtre d'un esclave, pas de composition, mais une indemnité, des dommages-intérêts proportionnels à la valeur vénale du mort considéré exactement comme une chose, une pièce de bétail. — Si le meurtrier se dérobe au talion par la fuite, le vengeur saisit ses biens. Enfin, comme il n'y a aucune poursuite judiciaire en dehors de la vengeance des intéressés, le meurtre d'un homme sans famille reste forcément impuni. — Suivant une coutume bien générale, après l'acceptation d'une composition pour meurtre, on doit sceller la réconciliation des deux parties par un festin, que la famille delà victime offre à celle du meurtrier8.

Pour les blessures et violences, il existe un tarif détaillé de compositions proportionnées à la gravité des blessures, qui sont soigneusement mesurées avec des grains d'orge3.

La coutume de la vendetta a eu, chez les Ossètes, son bon

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