‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 421 sur 525 · lbid · texte numérisé non relu

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ment le sixième, s'il s'agissait d'une fille simplement fiancée.

Pour abandon sans motif légitime, la femme mariée était fondée à exiger de son mari la moitié du prix du sang. Une disposition légale analogue, et ce n'est pas la seule ressemblance, existait aussi chez les Germains à propos du divorce non motivé.

En Géorgie, on pouvait tuer impunément le voleur manifeste; mais le vol non manifeste donnait lieu seulement à une action en justice et à la restitution d'une valeur triple. On n'en était plus en effet à la justice primitive ; il y avait des tribunaux, des lois; le prévenu comparaissait même sur citation; mais le rôle des juges était encore celui d'arbitres essayant d'amener une conciliation.

Le voleur qui se dérobait à la justice pouvait encore être tué sans composition '.

Le Code, la Loi du prince Georges, ne fît guère que rédiger, mettre au net les vieilles coutumes du pays. Le Code de Vakhtang, en 1723, fixe encore le prix du sang J. La Loi du prince Georges autorise les parties à composer audessous du taux légal. En outre elle admet des crimes publics, des crimes contre l'État ou la religion. — Dans les deux Codes de Georges et de Vakhtang, la procédure reste barbare; la preuve se fait par témoins ou cojureurs comprenant parfois tous les habitants d'un village; elle s'obtient aussi par le fer rouge, l'eau bouillante, le combat judiciaire, les témoignages, enfin l'acceptation de tous les péchés de l'adversaire, acceptation consacrée par une déclaration solennelle : t Que tes péchés soient sur moi, etc. » — Mais on ne recourait au combat judiciaire et aux ordalies que pour les crimes d'État, de religion ou pour l'adultère9.

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