Ibid
était lapidé ou fusillé. S'il fuyait à l'étranger, ses biens étaient confisqués et partagés également entre les parents vengeurs et les cantons. En outre, tous ceux qui l'avaient assisté étaient punis *.
Pour blessures, le juge monténégrin prononçait des amendes; il faisait de même pour les voies de fait injurieuses; mais l'offensé avait le droit de tuer sur-le-champ l'offenseur. — Un code moderne, celui de 1 796-1 803, dut encore défendre de tuer le frère, le parent, l'allié d'un meurtrier, sous peine d'être soi-même puni pour meurtre*.
Le vol était primitivement puni d'une amende, que le Gode de 1796 remplaça par une bastonnade, variant de vingt à cent coups; mais le vol de bœufs ou de chevaux, s'il était commis avec violence, était assimilé à l'assassinat : bel exemple de ces délits ruraux, que châtiaient à Rome les lois dites céréales. En général, le vol est encore considéré comme un crime des plus graves3. La Loi de 1855 condamne à mort le voleur à sa seconde récidive ; elle autorise et même accorde une prime à qui le tuera en flagrant délit. Elle considère comme des crimes capitaux le vol dans une église ou celui de munitions appartenant à l'Etat4. La femme qui vole son mari est punie, les deux premières fois, de la prison; la troisième fois, parle divorce5. — En cas d'adultère flagrant, le mari peut tuer impunément les deux coupables. — Tout cela est primitif et dénué d'originalité; mais les dispositions relatives à l'enfant né hors mariage sont d'un caractère plus relevé et pourraient avec avantage être introduites dans les codes de nations plus avancées. Elles obligent le père à payer 130 thalers pour l'entretien de l'enfant, qui hérite en outre au