‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 43 sur 525 · Folklore, etc., of the South Australian aborigines · texte numérisé non relu

Folklore, etc., of the South Australian aborigines

Mais, pour la plupart des crimes et délits, la justice australienne se confond encore avec le besoin de vengeance," seulement cette vengeance est déjà réglementée : elle est devenue talion. Ainsi le criminel peut racheter son crime en se mettant à la discrétion de la personne offensée et en lui permettant de lui porter des coups de lance dans- telle ou telle partie du corps ; dans la cuisse, le mollet, le bras, etc., suivant la nature du tort à expier *. Pour les torts légers, quelques coups de bâton suffisent; mais le sang doit couler*.

Nombre de différends se règlent aussi par de véritables duels où les combattants sont armés d'épées de bois et de boucliers d'écorce 3. D'ordinaire l'offenseur n'a qu'un bouclier et, quand il est blessé, les femmes font cesser le combat (Fison et Howitt, Kamilaroi, 216). Souvent même, quand deux femmes appartenant à un même homme se querellent, leur mari, leur propriétaire plutôt, les arme chacune d'un bâton et leur ordonne de se battre. Refusent-elles? il les met d'accord en les châtiant Tune et l'autre sans pitié4. On.voit à quelle lointaine origine remonte la sotte coutume du duel,, puisque nous la trouvons déjà en vigueur en Australie, c'està-dire chez l'une des races humaines les plus inférieures ; mais ce duel primitif ne sert pas du tout à régler ce que nous appelons les questions d'honneur ; son objet est de terminer un différend; c'est un dérivatif du talion, quand il y a réciprocité de torts et de désir de vengeance. Chez les Australiens voisins de Herbert-river et à peu près vierges encore de tout contact avec les Européens, le vol même relève du duel et le voleur est obligé par la coutume de se battre «avec le volé 5.

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