LumholU, loc. cit
4. Folklore, Manners, Customs, etc , of the South Australian aborigines, 18. 5» Lumhollz, loc. cit., 656.
Cependant il n'en est pas toujours ainsi. Pour certains vols, le clan lui-même se juge lésé et, sans autre forme de pçocès, il tire du tort subi une vengeance sommaire *, qui peut être h mort du larron. — Quant au meurtre, il faut, en Australie, en distinguer deux espèces : 1 • le meurtre commis sur un membre du clan par un autre membre de ce clan : le meurtre intestin; 2° le meurtre commis par un homme appartenant à un clan étranger. S'il arrive, par exemple, qu'à la suite d'une riie intestine un homme soit tué, la petite communauté du clan se sent lésée. Tous ses membres sont en effet parents et solidaires; l'individualisme n'est pas encore inventé; qui nuitâ l'un nuit à tous ; d'autre part, la mort de l'un de ses membres
affaiblit la communauté. Le meurtre doit donc être puai; mais ici encore les idées de solidarité étroite interviennent; l'offense a, comme le tort subi, un caractère collectif ; si le coupable a un frère aîné, c'est ce frère qui supportera le châtiment. A défaut du frère ce sera le père; en l'absence de proche parent mâle, le meurtrier paye de sa personne, il ded mourir et l'opinion publique lui interdit même de se défendre. Une nuit, un parti d'hommes armés s'en empare et l'exécutt sur-le-champ. Après la mort du coupable, on inhuiw solennellement deux petits morceaux de bois, longs de su pouces environ et symbolisant le meurtrier et sa victime. Après quoi, l'affaire est définitivement terminée; il n'en est plus question, et il n'y a plus lieu à vendella *. Cette inhumation fictive a un sens évident; elle est la mimique du taliof et doit sûrement, dans l'esprit des Australiens, apaiser l'ombre errante de l'assassiné en quête de vengeance. — Uà la bande de justiciers nocturnes n'a point agi spontanément et uniquement sous l'impulsion du désir de vengeance:
toujours l'exécution est précédée d'un jugement Nous savons