‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 430 sur 525 · Md · texte numérisé non relu

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trier, on avait en Bohême la faculté de se faire représenter au combat judiciaire.

Le roi lui-même ne jouissait pas de la prérogative accordée aux femmes ; il ne pouvait soustraire un fugitif à la justice. Les habitants du lieu où se cachait le criminel avaient le droit de lui courir sus, de se venger et de s'approprier ses biens meubles ; mais ceux-là seulement ; les immeubles appartenaient au roi 1. — Le régime féodal, en Bohême, a donc conservé tout le fonds d'une justice plus archaïque et, sauf des différences de détail, commune à tous les pays slaves ; il a peut-être réglementé le cérémonial du combat singulier; mais il ne Ta sans doute pas inventé, car cette coutume était très répandue en Russie, dès le x* siècle.

En somme, l'ancienne justice de la Bohême ne diffère pas sensiblement des autres justices barbares, que nous venons de passer en revue.

Sur les coutumes judiciaires des Russes, les (dus anciens renseignements que nous possédions remontent seulement au x9 siècle ; mais ils nous révèlent des coutumes primitives, semblables à celles que je viens de décrire. On débute par le droit de vengeance, qui peut se commuer en une composition pécuniaire, une vira. En Russie, comme ailleurs, les princes s'efforcèrent de transformer la composition payée aux intéressés en une amende versée dans leur trésor. C'est justement cette fructueuse transformation, qui , en tout pays, a rendu le droit de faire justice très précieux aux chefs ou souverains barbares. En Russie, le remplacement de la composition par une amende semble avoir été d'abord effectué par Wladimir'; mais cette réforme ne porta point atteinte au droit de vengeance, au talion. Déjà, au commencement du x9 siècle, dans une convention conclue entre un prince russe et les

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