La Yillemarqué, Danas Dreis (la Tour d'Armor
m L'ÉVOLUTION JURIDIQUE.
nous parlent assez souvent de maris justiciers, tuant }&m femmes adultères. 11 est donc vraisembable que, pour a délit, les Celtes ont agi comme tous les autres peuples.
Par une exception assez rare dans le droit barbare, ce (p* nous connaissons le mieux de la justice irlandaise, c'est s procédure. Une moitié du Senchus-môr s'occupe du droite saisie; mais je ne puis que résumer brièvement ces rensâgnements, pour nous, d'intérêt secondaire. — Deux poiste ressortent dans le droit irlandais : l'usage général de l'arbitrage1 et la grande importance accordée au. respect d* contrats verbaux : c Le monde se désorganiserait, si les contrats verbaux n'étaient pas obligatoires. » — c Le inonde s'avilit, quand les contrats ne sont pas exécutés, i (Senctasmôri.) — Nous savons que la justice était ordinairement rendue par une classe spéciale, celle des Brehons, que l'on est tenté de comparer aux druides, chargés aussi dans b Gaule de nombreux arbitrages dans les contestations privés et publiques3. Mais les rois irlandais jugeaient aussi on présidaient les tribunaux, puisque, pour un faux jugement, ils étaient passibles de dégradation; cependant leur témoignage, en cas de contradiction, l'emportait même sur celui des nobles*.
Primitivement, la preuve par excellence consista en procédés magiques. On usait aussi du sort et de l'eau bouillante, ce qui fortifie l'idée que les juges brehons avaient un caractère à demi sacerdotal. Puis on recourut au combat judiciaire et enfin, surtout après saint Patrik, au serment avec cojureurs6. Cette curieuse pratique des cojureurs est donc commune à presque tous les Aryens barbares. Dans les