Lcv salira Kccardi, lit. XV
vol, la mort. La même loi veut que, quiconque, après avoir arrêté un voleur, le laisse aller, compose à sa place*. Malgiv l'existence de la monnaie, hautement attestée par les sous d'or, dont parlent sans cesse les codes germaniques, la monnaie primitive, le bétail, avait conservé une grande valeur; aussi a-t-on des tarifs détaillés pour le vol des animaux. Pour vol d'un pourceau pouvant vivre sans sa mère, 1 sou8. Pour vol d'un veau allaité, 3 sous; d'une vache sans veau, 30 sous; d'un taureau, 45 sous, et, s'il appartient au roi, 90 sous3. Pour vol ou meurtre d'un cerf domestique, 35 sous *. Ce dernier article est curieux ; il semble indiquer que les Germains avaient domestiqué le cerf, à moins que l'appellation cervus domesticus ne s'applique au renne; ce qui serait tout aussi intéressant.
Les Saxons punissent de mort le vol d'un cheval et même celui d'un bœuf, s'il a été commis de nuit5. Pour vol d'un bœuf ou d'un cheval errant, Théodoric ordonna seulement la restitution au quadruple 8. Pourvoi d'une ruche d'abeilles, la Loi salique édicté une composition considérable 7 : 45 sous, sans doute parce que les ruches étaient toujours dans l'enclos. Elle protège aussi avec sollicitude les arbres fruitiers. Le vol d'un pommier ou d'un poirier domestique se paye 3 sous8. La loi des Burgundes est terrible pour les voleurs d'animaux. Le coupable d'un tel vol, que sa femuio n'a pas dénoncé aussitôt, est mis à mort et la femme trop discrète réduite en esclavage ». — La Loi salique assimile