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*es Rachimbourgs, toujours peu nombreux, tantôt sept, antôt trois, sont évidemment de simples délégués1. Il va ans dire, que peu à peu le graf, le lieutenant du roi, upplanta le président populaire '.
Le premier acte de la procédure était la mannitio, la citaion faite par le demandeur au domicile du défendeur et en >résence de témoins. A moins ftexoine ou à'essoine, c'esti-dire d'impossibilité constatée, le défendeur doit obéir à la ûtation et le demandeur l'attend au mal depuis le lever usqu'au coucher du soleil, exactement comme il est prescrit îans la Loi des Douze Tables. Si le défendeur ne comparaît pas, il est condamné par défaut. S'il comparaît, le juge peut lui déférer le serment; après quoi il rend sa sentence. Le condamné peut, à son choix, accepter la sentence et donner caution ou bien refuser d'obéir. Dans les deux cas, nouvelle comparution après quarante jours. Si le condamné a promis de payer, mais ne s'exécute pas, le comte, à la requête du demandeur, envoie à la maison du condamné sept rachimbourgs, qui saisissent des meubles en quantité suffisante. Si ensuite le défaillant ne se présente pas encore une fois, le demandeur l'ajourne à comparaître après quatorze nuits devant le tribunal du roi, où il l'attend un jour; puis le roi prononce la mise hors la loi3; car il y a deux degrés de juridiction distingués par la Loi salique : le tribunal populaire ou mallum et le tribunal du roi4, la juridiction supérieure.
Dans les cas de flagrant délit, les formalités étaient fort abrégées. S'il s'agissait d'un crime capital, le coupable était saisi, lié, conduit au mal où la partie lésée le mettait à mort
1. Fustel de Coulanges, Hist. des Instit. polit, de l'ancienne France, 314-315.