‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 488 sur 525 · llallam, loc. cit., 38(KW · texte numérisé non relu

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plus limitée que sur le continent ; les causes dites criminelles, la trahison, le meurtre, le vol avec violence, le rapt .ressortissaient de la justice royale; le vol simple, etc., était jugé par le schériff1. Mais les barons, ayant eu souvent à subir les actes du bon plaisir royal, finirent par imposer au souverain la fameuse charte reconnaissant Vhabeas corpus : € Nul homme libre ne sera arrêté, ni emprisonné, ni privé de sa propriété, de ses libertés ou des franchises, dont il jouit en vertu des coutumes, ni mis hors la loi, ni exilé ou lésé en aucune autre manière et nous ne courrons sus ni enverrons contre qui que ce soit qu'en vertu d'un jugement légal de ses pairs ou de la loi du pays. Nous ne vendrons, refuserons ou ferons attendre à aucun individu droit ou justice9. » On a sur tous les tons chanté les louanges de cette charte. Il importe pourtant de remarquer, que l'attribution du droit de justice au souverain y est nettement proclamée et qu'en outre le maître s'engage seulement à ne pas molester les hommes libres. Des autres, il n'est même pas question. C'est que, dans sa justice, comme dans sa chevalerie beaucoup trop admirée, la société médioévale fut franchement barbare et, seul, l'homme libre ou noble pouvait, moyennant l'accomplissement de certains devoirs, y mener une existence tolérable.

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