‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 490 sur 525 · À. Giry, Hist. ville Saint-Omer · texte numérisé non relu

À. Giry, Hist. ville Saint-Omer

fonctions administratives et judiciaires f. On leur adjoignait un second collège, celui des jurés pour le commun, représentant surtout la classe inférieure et n'ayant que des attributions financières. Ces collèges étaient élus, mais choisis dans des catégories d'éligibles. Avant de sortir de charge, chaque échevinage recevait le serment du nouveau collège élu. Puis les échevins choisissaient un président, un c maieur » ; les jurés faisaient de même et se donnaient un c chevetaine* ». Le c maieur » des échevins finit par remplacer le délégué du comte, lejudex, comme président effectif de l'échevinage ; mais les échevins continuaient à rendre la justice au nom du comte, là où le comte avait justice3. Sur le territoire de la commune, dans la ville et la banlieue, les échevins avaient droit de haute et basse justice, même contre les étrangers, qui avaient fait injure aux bourgeois ou les avaient attaqués. Contre ces étrangers, la commune avait droit de guerre, même hors de son territoire ; elle pouvait brûler leurs maisons ; aussi le c maieur » était-il chef militaire en même temps que juge4. De même que la commune avait droit de représailles hors son territoire, elle pouvait aussi réclamer ses bourgois pour certains crimes au dehors, sauf pourtant les cas de flagrant délit5.

Le vieux droit de vengeance, de talion, est encore la base de la justice communale. La commune elle-même l'exerçait ; et on le reconnaissait aussi aux particuliers; mais outre le devoir de punir, la justice communale avait celui de s'interposer entre les parties et de les amener à composer. Dans certaines communes, il y avait même des paiseurs ou apaiseurs spéciaux, des jurés de la paix, dont la fonction était de paci-

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