‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 491 sur 525 · lbid.y · texte numérisé non relu

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fier les conflits (A. Giry, loc. cit., 190-191). Le meurtrier en fuite ne pouvait rentrer dans la ville qu'après s'être réconcilié avec les parents de la victime, leur avoir payé sa composition et en outre acquitté des amendes : cent sous au châtelain et autant à la commune *. Avant la réconciliation, si un bourgeois, qui est en faida contre le meurtrier d'un parent, rencontre dans la ville l'auteur du crime, il en doit prévenir aussitôt la commune, qui fait expulser l'assassin. Arrive-t-il ensuite que l'expulsé ose encore rentrer dans la ville, champ libre est laissé à la vengeance9.

La réconciliation, quand elle a lieu, se fait en grande cérémonie. Le représentant de la famille du coupable, pieds nus et en chemise, rend son épéeaux parents de la victime et les prie de nommer quatre arbitres pour recevoir l'accord 3.

Longtemps les échevins furent juges sans appel en matière civile et criminelle; ce fut seulement au xnr siècle, à l'époque où le Parlement devint une puissance, que Louis IX et Philippe le Bel s'efforcèrent de subordonner les justices municipales, et instituèrent l'appel. Ils y réussirent si bien, que, sous Philippe le Bel, le Parlement condamnait à des amendes les échevinages, dont il croyait devoir réformer les jugements*.

Encore une fois, rien n'est moins uniforme que le moyen âge, aussi les choses ne se passaient pas partout de la même manière. Je viens de décrire la justice des communes flamandes ; celles du midi procédaient différemment. Dans les communes de l'Abbondanza en Chablais et de Chamounix au pied du Mont-Blanc, la justice criminelle était exercée parle peuple, représenté par les chefs de famille appelés consuelu-

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