‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 498 sur 525 · Cibrario, loc. cit · texte numérisé non relu

Cibrario, loc. cit

sa mort1. » L'arrêt de mort de Ravaillac ordonne à ses père et mère c de, dans les quinze jours, vider le royaume et leur défend d'y rentrer sous peine d'être pendus et étranglés ». En 1757 encore, une sentence du même genre fut rendue contre les parents de Da miens1.

Les procès d'animaux, si coàimuns durant tout le moyen âge et même plus tard, montrent, d'autre part, combien était grossière la mentalité du temps; puisque ce sont aussi des traditions tout à fait sauvages, réveillées sans doute par les versets bibliques, qui condamnent à mort le bœuf homicide. L'Église donna l'exemple, que la justice laïque suivit avec empressement. En 1130, l'évêque de Laon lança un bref d'excommunication contre les chenilles et les mulots. Sous François I", on plaidait encore, contradictoirement, la cause des chenilles et celle des fermiers3. En 1516, l'official de Troyes porta contre les chenilles la sentence suivante: € Parties ouïes, admonestons les chenilles de se retirer dans six jours et, à faute de ce faire, les déclarons maudites et excommuniées4. » En 1396, une truie fut pendue par le bourreau, à Falaise, pour avoir mangé le visage d'un enfant. En 1474, un coq fut brûlé solennellement par le bourreau, à Kablenberg, comme ayant été accusé et convaincu d'avoir pondu; son œuf fut aussi brûlé avec lui *. En 1552 encore, le juge du chapitre de Chartres, après information faite, condamna un pourceau, qui avait occis une fille, à être pendu et étranglé6, etc., etc., etc.

Des populations assez peu éclairées pour commettre de pareilles aberrations doivent évidemment avoir conservé ou

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