‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 507 sur 525 · Lois de Guillaume, roi d'Angleterre, art · texte numérisé non relu

Lois de Guillaume, roi d'Angleterre, art

ouvrait le ventre et on en arrachait les entrailles, qui étaient brûlées devant le patient. Le cadavre de l'exécuté était souvent mis en quartiers, exposés ensuite aux portes de la ville1. — La maison du condamné était fréquemment rasée ou brûlée. En Allemagne, on enlevait le toit du proscrit, on palissadait sa porte, on comblait son puits, etc*. — Je mentionne seulement les amendes, très chères aux propriétaires féodaux ayant droit de justice, et les confiscations de biens, ces dernières très fréquentes. — Les prisons étaient atroces, obscures, humides. On y était chargé de lourdes chaînes, de ceintures et colliers de fer; on y souffrait de la faim et de la vermine 3. — Aux prisonniers pour dettes on ne devait que du pain et de l'eau \ Tous ces traits, si grossiers, proclament bien haut que la justice médioévale s'inspirait uniquement et sans vergogne du primitif besoin de vengeance, et ce besoin se satisfaisait avec d'autant moins de scrupule qu'il était devenu un droit sanctionné par les lois, approuvé par l'Église.

Pourtant certaines parties du droit féodal sont nouvelles, ont même quelque élévation; je les signalerai en résumant l'exposition que je viens de faire.

Page 1