Quételel, Physique sociale, I
1 /6/rf., II, 3.ri0.
maximum principal tombe entre vingt-cinq et trente ans-, et il en existe un second entre quarante et quarante-dK Pour les faux, le maximum se trouve entre trente-cinq < quarante ans*.
Enfin, en prenant les crimes en bloc, on constate que k penchant criminel est quatre et cinq fois plus développé dw Thomme que chez la femme 3.
S'appuyant sur ces faits et sur un bon nombre d'autres fc même genre, Quételet formula la conclusion suivante, incessamment citée, parce qu'elle mérite de l'être : c La sori^" renferme en elle les germes de tous les crimes, qui vont » commettre. C'est elle en quelque sorte, qui les prépare, eil-1 coupable n'est que l'instrument qui les exécute. Tout &i social suppose donc un certain nombre et un certain ordre de crimes, qui résultent, comme conséquence nécessaire, it son organisation4. » Dans sa généralité, cette formule estd'o& incontestable vérité. Il importe cependant d'entrer dans fc détail des faits, quelle résume.
Les crimes, c'est-à-dire les actes jugés nuisibles i os moment donné d'un état social, d'une civilisation, résultée! de causes multiples et complexes; leurs facteurs sont divers. L'âge et le sexe ont sûrement de l'importance ; mais ce sont des causes susceptibles elles-mêmes d'être influencées par d'autres causes extérieures, plus générales; ce sont plutôt des conditions physiologiques, prédisposant à tel genre de crimes plutôt qu'à tel autre. Ainsi, si l'on se borne à prendre en bloc le total des crimes, on voit que la femme en commet beaucoup moins que l'homme ; mais il en est tout autrement, si l'on envisage seulement certaines catégories d'actescrimi-