Ibid., II, 353, l. Ibid., î
tels. En Italie, pour les délits commerciaux, il y a égalité 'mtre les deux sexes1. Pour les crimes domestiques, famiiaux, la criminalité féminine égale ou même surpasse celle le l'homme. Ainsi les femmes commettent la moitié des parricides, plus de la moitié des meurtres entre époux, deux ois plus d'empoisonnements que les hommes; 75p. 100 des avortements et 94 p. 100 des infanticides sont leur œuvre. Ajoutons que, si Ton englobe dans la population criminelle la classe des prostituées, dont un grand nombre offrent les caractères d'infériorité physique et mentale relevés chez les criminels par vocation, ceux que M. Lombroso appelle c criminels-nés », il n'y a plus de notable différence entre la criminalité des deux sexes *,et comment, pourquoi y en auraitil î enfin la fréquence relative des récidives est plus grande chez les femmes 3.
En déterminant les maxirna de la criminalité relativement aux âges, Quételeta envisagé particulièrement la France et la Belgique, mais, si l'on élargit le terrain de l'enquête, on voit, d'un peuple à l'autre, les maxirna du crime tomber à des âges différents et les oscillations sont quelquefois énormes \ D'autre part, on constate que la précocité criminelle, la criminalité des jeunes, des mineurs, va sans cesse croissant.
Eji fait, l'âge, le sexe, encore bien davantage les climats et les saisons sont des causes subordonnées et l'on est autorisé à dire, que, sauf les criminels-nés, dont je parlerai tout à l'heure, ce qui détermine les grands courants de la criminalité, ce sont les causes sociales : les mœurs et les conditions