Ibid
économiques. Des influences diverses peuvent d'ailleurs produire les mêmes effets. L'Australienne pratique largeme* l'avortement et l'infanticide, parce que les nécessités de a misérable existence ne lui permettent pas de se donner V luxe d'une famille nombreuse. Dans nos sociétés soi-disa* civilisées, l'absurde préjugé qui frappe d'ignominie tocl> fille-mère entretient l'industrie des infanticides larvés, dctf j'ai parlé dans un précédent ouvrage 4 et multiplie singulièrement les autres. En effet, dans quelques contrées européens* où la maternité hors mariage n'est pas stigmatisée par fa pruderie des mœurs, le chiffre des avortements et desînfeaticides diminue considérablement. Mais c'est dans les conditions économiques, dans l'extrême inégalité avec laquelle sot' répartis les moyens d'existence, qu'il faut chercher la cac*» rectrice de la criminalité. Que le prix du blé s'élève, k nombre des crimes augmente; qu'il survienne une boa* récolte, la population des prisons décroit. En 1884, il y eat. aux Etats-Unis, une année de misère, le nombre des ouvrier? sans travail s'éleva à quatre cent mille et par suite Ton vil doubler le chiffre des homicides et des suicides s. A ces irrésistibles influences tous les peuples cèdent, mais pins on moins, suivant que l'éducation ancestrale les a dotés d'unsem moral plus ou moins solide. Ainsi la facilité à commettre des crimes est moins grande en Lombardie qu'en Sicile*. Au milieu d'une détresse chronique, les Irlandais conservent une honnêteté plus grande que celle de beaucoup d'auti* peuples *.
Si la moisson du crime semble si régulière, c'est que te enquêtes démographiques n'embrassent encore qu'un nombre