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d'attentat à la propriété provoque souvent chez le propriétaire de la coupable, une colère extrême, d'où une cruauté raffinée dans le châtiment. — Chez les Peaux-Rouges, quand la femme infidèle n'est pas mise à mort, on lui coupe le nez. quelquefois même le mari offensé se donne la joie sauvage de pratiquer cette opération avec ses dents; puis la coupable â les cheveux rasés, le corps peint en rouge ; enfin elle est placée sur un cheval également peint en rouge et, dans cet état, promenée à travers la tribu par un vieillard qui proclame hautement son infidélité. Pour finir, elle est répudiée et rendue à son clan, qui lui administre la bastonnade. D'autre part, l'amant, l'homme qui a osé attenter à la propriété conjugale, est souvent mis à mort1. C'est bien uniquement à titre de vol que l'adultère est puni avec tant de sévérité; car les maris peaux-rouges troquent ou prêtent volontiers leurs femmes; donner une femme à un hôte est même considéré par eux comme un des devoirs de l'hospitalité*.
Ce qu'il importe de relever encore, c'est qu'il n'y a point chez les Peaux-Rouges de justice d'État; les crimes sonteonsidérés comme des torts faits par un membre d'un clan familial à un autre clan et l'affaire se règle entre les deux petites communautés soit par une transaction, soit par la vengeance, l'application du talion. Chez les Thlinkit, Peaux- Rouges hyperboréens, les contestations se terminent souvent, comme chez les Australiens, par l'épreuve du combat judiciaire; chaque clan alors choisit son ou ses champions et, pendant la lutte, les assistants chantent et dansent3. — Il est, chez les Peaux-Rouges, un crime ordinairement puni de mort et de mort immédiate, un crime chimérique, mais presque invariablement considéré comme horrible dans les