‹ L'évolution juridique dans les diverses races humainesChapitre 55 sur 525 · Bancroft, loc. cit., I, 168. — Wake, loc. cit · texte numérisé non relu

Bancroft, loc. cit., I, 168. — Wake, loc. cit

4es mocassins et porte une bonne robe. * Cette exclusion du dan n'était pas toujours postérieure au crime; elle était parfois préventive; ainsi, un querelleur, un homme compromettant, d'une mauvaise réputation, pouvait être abandonné de sa gens, qui alors refusait de se solidariser avec lui, de le défendre ou de le venger1. — Cependant, dans ces tribus peaux-rouges où l'idée juridique se bornait simplement à la coutume de la vengeance exercée par le clan familial, on voit déjà poindre deux autres catégories de crimes, que nous verrons occuper une grande place dans la criminalité au cours des stades ultérieurs de la civilisation : je veux parler des crimes d'État, des actes considérés comme lésant plus ou moins l'intérêt public et des offenses à la majesté du chef.

Pour les Peaux-Rouges, la chasse au bison était une affaire d'extrême importance, intéressant la tribu tout entière et par suite réglementée avec un soin minutieux '. Violer ces règlements tutélaires, c'était commettre un crime de lèsecommunauté. De pareils attentats mettaient d'emblée le coupable hors la loi ; chacun avait le droit de le dépouiller, de le désarmer3. Chez les Omahas, les infractions aux règles de la chasse étaient considérées comme des fautes tellement énormes qu'elles intéressaient la religion ; c'était des espèces de sacrilèges*. Au sein des civilisations quelque peu avancées, cette intervention des personnages divins dans la justice humaine est chose epurante. Chez les sauvages, elle ne se produit que chez les tribus les plus développées, ayant déjà des velléités de culture. Ainsi les Cherokis, agriculteurs bien avant la venue des Européens, et qui ont pu adopter le genre

1. O. Dorsey, Omaha Sociology {Smithonian Reports, 1885,369). î. Voir mon Évolution politique.

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