‹ L'évolution littéraire dans les diverses races humainesChapitre 111 sur 209 · II. — La prosodie hébraïque · texte numérisé non relu

II. — La prosodie hébraïque

Les hébraïsants se sont demandé, s'il y avait' dans l'art poétique d'Israël, quelque chose qui méritât le nom de prosodie. Cela peut tenir à l'alphabet hébreu, qui, comme tous les alphabets sémitiques, se compose presque uniquement de consonnes. Or, les voyelles, aujourd'hui en usage, ne correspondent sans doute plus à celles qui avaient cours, alors que Thébreu était une langue vivante, parlée par tout un peuple. Les vers hébreux étaient plus ou moins longs, mais ne semblent pas avoir été écrits d'après une prosodie rigoureusement déterminée (1). On a dû les compos?r avec une grande liberté, comme on le fait dans nos chansons populaires, en observant seulement une certaine symétrie.

Assez souvent, non pas toujours cependant, le poète hébreu s attache à établir, dans ses vers, un certain parallélisme d'idées, qui même en rend la lecture monotone et assez fatigante ; car, le premier vers lu, on devine à peu près celui qui va suivre. Cependant ce parallélisme d'idées varie et peut se réaliser de trois manières : par synonymie, synthèse ou antithèse. Dans le parallélisme par synonymie, les vers sont de simples redondances, resassant, tous, la même pensée, en variant très peu l'expression :

« Ma doctrine distillera, comme la pluie; « Ma parole dégoûtera, comme la rosée, « Comme Taverse sur la verdure, « Comme la giboulée sur Therbe. » (2).

(Detiiéronorne. xxxni. 2.)

Dans le parallélisme synthéticjue, la seconde partie de la phrase appuie sur Tidéc exprimée dans la première en la complétant :

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