Munk, Palestine, 439-4 i
I2j Ibid., 445.
286 LA LITTERATURE JCIVE.
« La loi de Jahvé est parfaite,
« Récréant l'âme ;
« L'avertissement de Jahvé est fidèle
« Rendant sage le simple. »
{Ps, XIX. 8, etc.)
Dans le parallélisme antithétique, la seconde partie de la plirase s'attache au contraire à faire contraste avec la première :
c< Les coups de Tami sont Odèles;
« Les baisers de Tennemi sont perfides.
• (Prov. xvH. 6.)
« L'arc des forts est brisé.
« Les faibles se ceignent de leur force.
(i. Samuel, â. 4.)
Quand il s'agit d'un adage, d'un proverbe, ce perpétuel balancement se tolère et même peut aider la mémoire, mais dans les compositions d'une certaine longueur, le procédé est tout à fait fastidieux. Voici, par exemple, le psaume 114, cité comme spécimen du genre par Munk (1).
« Lorsqu'Israël sortit d'Egypte,
« La maison de Jacob du milieu des barbares ;
« Juda devint son sanctuaire,
M Israël son empire.
»< La mer le vit et s'enfuit,
« Le Jourdain retourna en arrière ;
« Les montagnes bondirent, comme des béliers,
« Les collines, comme de jeunes brebis.
« Qu'as-tu, ô mer, pour t'enfuir,
« 0 Jourdain, pour retourner en arrière ?
« Qu'avez-vous, montagnes, pour bondir, comme des béliers.
« Et vous, collines, comme de jeunes brebis ?
« Devant le Seigneur, tremble, ô terre,
« Devant le Dieu de Jacob ;
« Qui change le rocher en un lac
" Le caillou en une source d'eau. »
(1) Palestine, 345-346.