LA VALEUR DES LITTÉRATURES SEMITIQUES
son incessant travail de rénovation. La déesse Allât dut céder, relâcher son amoureuse sœur, en la faisant n»vêtir et orner avec le même cérémonial observé, lors de son dépouillement (1).
Cette légende d'Istar est la perle du pauvre écrin littéraire de l'Assyrie, du moins des fragments parvenus jusqu'à nous. Quoique sans art, incohérent, embarrassé d'inutiles surcharges, ce morceau révèle cependant une certaine force d'imagination et aussi une vive préoccupation des choses relatives à la génération. Ce sont là des caractéristiques communes à tout l'ancien monde sémitique ; elles dénotent une imagination colorée et courte, en même temps une grande sensualité : qualités souvent connexes.