‹ L'évolution littéraire dans les diverses races humainesChapitre 153 sur 209 · LA POÉSIE PHILOSOPHIQUE · texte numérisé non relu

LA POÉSIE PHILOSOPHIQUE

des niaiseries philosophiques, qui ressemblent à « du jus de betteraves blanches ». Euripide a introduit sur la scène « la vie intime des Athéniens » ; « il a mis partout Vénus » ; il a fait des emprunts à tout, « aux propos des courtisanes, aux pleureuses, aux danseurs, etc. » (1).

Tout cela signifie, qu*avec Euripide, la tragédie a définitivement coupé le lien, qui la rattachait au vieux lyrisme, pour devenir réaliste, pour peindre les hommes et leurs passions.

La comédie hellénique évolua parallèlement à la tragédie et comme elle ; car leur origine était commune et se rattachait au culte choral de Bacchus. Comme les chœurs de la tragédie, ceux de la comédie prédominèrent d'abord, puis eurent un rôle graduellement restreint, à mesure que, dans la vie athénienne, rindividualisme prenait de plus en plus le pas sur le souci des intérêts communs et les traditions communautaires. Enfin la comédie en décadence sombra dans le grotesque, comme la tragédie dans la rhétorique vide (2) : la similitude est parfaite.

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