‹ L'évolution mentale chez l'homme [microforme]Chapitre 13 sur 67 · FOR · texte numérisé non relu

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il est à quelque

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l'arrêt a été remarqué, et s’il l'a été, l'arrêt sera beaucoup plus « ferme » et prolongé que si l'animal voit qu'il n'a pas été observé. En ce qui concerne les indications des autres chiens, le doublement de l'un par l’autre signifie qu'aussitôt qu'un chien voit un autre chien en arrêt, : arrête aussi, qu'il soit ou non en position de flairer le gibier. Dans mon précédent ouvrage, en parlant des instincts artificiels, j'ai montré (comme M. Darwin l'avait précédemment remarqué) que, chez les chiens de chasse bien dressés, une tendance plus ou moins prononcée au doublement est intuitive. Mais j'ai observé aussi, parmi mes propres chiens d'arrêt, que même dans les cas où un jeune chien ne montre pas de dispositions innées à ce faire, en le mélant à d'autres chiens pendant un court espace de temps, on lui fait acquérir bientôt l'habitude, sans aucune autre instruction que celle qui lui est fournie par sa propre observation. J'ai aussi remarqué que tous les chiens de chasse peuvent être trompés par l'attitude que leurs compagnons prennent lors de la défécation. Mais ceci est dû probablement à ce que leur ligne de vision étant beaucoup plus basse que celle d'un homme, de légères différences d’attitude ne sont pas perceptibles pour eux comme pour nous-mêmes.

Le major Skinner écrit qu'il vit une nuit de clair de lune un grand éléphant sauvage sortir d'un bois bordé d'une rivière, et s'avancer prudemment à travers le terrain découvert, jusqu’à quatre-vingts mètres environ de l'eau ; là l'animal resta parfaitement immobile: le reste du troupeau, encore caché dans le bois, élait, pendant ce temps, si tranquille et immobile qu'aucun son ne se faisait entendre. Après s'être avancé gradueilement, en trois fois, avec des haltes entre chaque mouvement, il se porta vers le bord de l'eau qu'il ne jugea cependant pas encore propre à étancher sa soif, mais resta plusieurs minutes, écoutant dans le plus parfait silence. Il revint alors, avec précaution et lenteur, au point où il était sorti du bois, et ramena de là cinq autres éléphants avec lesquels il se rendit un peu moins lentement qu'avant à quelques mètres du bassin, où il les posta en sentinelles. Il rentra de nouveau dans le bois, et réunit le troupeau entier qui pouvait se monter à quatre-vingts ou cent têtes, et les con-

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