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utile à tous les animaux qui la possèdent, et elle est mécaniuaarallèle, ment possible chez des animaux aussi dissemblables que lreeptio insectes, reptiles, oiseaux et mammifères. Jusqu'i Nous pourrions donc supposer que du moment où lsprudent ( chauves-souris peuvent voler, beaucoup d’autres mammifwMloient le auraient pu acquérir cette faculté, mais comme ils ne l'ont palBans l'or fait, nous pouvons seulement dire que cela tient à ce que 1lks anima conditions complexes qui conduisent au développement de ce ots dén aptitude n’ont été satisfaites que chez les chauves-souris. PareBlus que € lement, le « vol de la pensée » estchose des plus utiles, et ne selBhologiqu développé que cnez l'homme. Une des conditions requises poire, cet in son développement — la faculté d'articuler — existe égalemeliBarteurs, chez quelques oiseaux, mais il serait tout aussi erroné dep st évider tendre, en se basant sur ce fait, que ces oiseaux auraient dù adile doive quérir la pensée, qu'il le serait de prétendre que quelques autrfur cell: ( mammifères auraient dû acquérir l'aptitude au vol simplemelemploye parce qu'ils présentent tous les plus importantes des conditionfur la fac: nécessaires, des os, et des muscles dirigés par des nerfs. Je dirdd rien po même que l'argument serait plus erroné encore, car nous voyonlR naissar clairement que les plus importantes conditions requises pour à sument développement de la pensée sont d'ordre psvchologique etsociuulté de les conditions purement anatomiques ne présentant qu'une valuarticulat secondaire, bien que, comme je me suis efforcé de le montrer, eldref, que n’en soient pas moins indispensables. homme ( Bref, je ne m'efforce pas de prouver que l'influence de l'articeée construi lation sur le développement de Ja pensée est le moins du mondBipal maïr magique. C'est pourquoi le simple fait que certains oiseaux see ce fair capables d'émettre des sons articulés ne constitue pas par lgéBon claire même un obstacle plus grand à mon argumentation que le falermes do de leur aptitude à imiter de nombreux autres sons. En effet, l'efe Par la ploi psychologique des sons articulés ne peut se dévelop} imique, qu'en la présence de nombreuses autres conditions fort con loi inten! plexes dont un petit nombre seulement peuvent exister chek de mo oiseaux, si tant est même qu'elles puissent se présenter du toik liremen Si quelque espèce existante de singes anthropoïdes s'était moMRines ind trée capable d'imiter lessons articulés, il aurait pu y avoir un pl plus de force dans cette difficulté apparente; et même dans ce täi l'argument n'aurait pas eu autant de force que celui qui lui &
(1) C'est-à atifs dont 1 dent, sera
elle est mécanipelBarallèle, et que nous venons d'énoncer à l'égard de la grande ssemblables que ldMrception présentée par les chauves-souris en matière de vol. Jusqu'ici, je ne pense pas que nos adversaires estimeront lu moment où lrudent de prendre position. Considérant que les singes eml’autres mammifiioient leur voix plus fréquemr:?nt que tous autres animaux nme ils ne l'ont paliians l'ordre de l'intonation expressive intentionnelle; que tous tient à ce que lis animaux supérieurs font nsage de signes gesliculés ; que les reloppement de cethots dénotatifs ne sont au point de vue psychologique rien de auves-souris. Pardlus que des gestes vocaux ; que s’il existe quelque intervalle psyplus utiles, et nesBhologique entre la simple gesticulation et l'articulation dénotaditions requises poire, cet intervalle est évidemment comblé dans le cas des oiseaux — existe égalemaliarleurs, des enfants et des idiots : considérant tous ces points, il aussi erroné de prit évident que les adversaires de la doctrine de l'évolution meneaux auraient dû alle doivent s'appuyer non sur }* faculté de l'articulation, mais que quelques autraMur cell: de la parole. Il leur faut soutenir que la simple faculté > au vol simplemalemployer les mots dénotatifs n'implique aucun progrès réel ur la faculté d'employer des gestes dénotatifs ; qu'elle ne sert rien pour prouver la possibilité ou même la probabilité de a naissance de l'articulation hors de la gesticulation ; que leur gument ne peut être combattu qu'en montrant comment une culté de faire les signes, qu'elle s'exprime par des gestes ou par arliculation, a pu se développer en une faculté de prédication (1); ref, que leur argument repose non sur la faculté que possède homme d'employer des mots dénotatifs, mais sur son aptitude influence de l'article construire des propositions prédicatives. Voilà l'argument prinst le moins du monlBipal maintenant auquel il nous faut nous attaquer. Mais avant sertains oiseaux so8ie ce faire, je veux terminer le présent chapitre par une définionstitue pas par higon claire de la signification précise que je reconnais à certains ermes dont j'aurai à me servir.
Par la phase indicative du langage parlé ou du langage imique, j'entends la première phase qui se présente dans l'emloi intentionnel des signes. Elle correspond aux divisions 4 et de mon diagramme et, comme nous l'avons maintenant lirement vu, elle est commune à l'animal et à l'homme. Les ignes indicatifs, donc, qu'ils soient gestes, intonations ou mots,
antes des condition ar des nerfs. Je dir ore, Car nous VOyol ions requises pour k vchologique et social sentant qu'une vale cé de le montrer, ellr,
nentation que le fl s sons. En effet, l'elk peut se développé onditions fort col vent exister chez se présenter du tou opoïdes s'était ml ait pu y avoir un pél et même dans ce ti que celui qui lui
(1) C'est-à-dire l'acte d'établir une proposition, d'apposer deux tesmes dénomilifs dont l'on connote l'autre, Ce mot, plus court que les périphrases qui pré- “dent, sera désormais employé dans le sens qui vient d’être défini, (Trad.)
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ont une signification intentionnelle ; ils expriment, pour la ph. part, des états émotionnels et de simples désirs ; quand, px exemple, un enfant tend les bras pour être pris par sa nourrie ou désigne du doigt des objets pour qu’on l'en rapproche, on peut dire qu'il somme quoi que ce soit, et, pourtant, il éndigu clairement ses désirs. L'enfant pleure aussi intentionnellement:
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genre, certair d'autre pourqi quoi ( dénote
L: c'est un signe, en partie conventionel, qui témoigne d'un malis Voil. physique ou moral (1). D tonds Pareillement, dès l’âge le plus tendre, il apprendra des sign attribr entièrement conventionnels par lesquels il pourra indique un noT — mais non encore nommer — des sensations, des objet au chie des qualités et des actions particuliers. Mon fils apprit de & quelqu nourrice à secouer la tête pour non, à faire le signe d’acquiese le chie ment pour oui, et à agiter sa main pour éafa (adieu), à l'âge de la dite huit mois et demi, et il exécutait tous ces gestes indicatk Les 1 correctement, et d'une façon appropriée. Cette phase indicatir ce qui du langage, ou du geste, existe chez tous les animaux supérieur, choses mais à un moindre degré que chez les enfants. Le perroquet qi cararuë baisse la tête pour qu’on la lui gratie, le chien qui appelle l'a-f ‘ères à tention devant une toilette, le chat qui tire les vêtements pou fait de solliciter du secours pour ses petits en détresse, tous cal sont-il animaux font ce que j'appelle des signes indicatifs. c'est-à- A la suite de la phase indicative du langage vient cebM tive. Il que j'ai nommée dénotative (1 À dans le diagramme). Cetehi "erTon: phase se présente pareillement chez les animaux et chez li que no enfants qui commencent à parler: les oiseaux parleurs, pl ins d exemple, sont aptes à apprendre, et à employer correctemelhe lant en les noms en tant que signes ou marques de certains objes@i ‘tre ré qualités et actes, Et pourtant, ces notæ — verbales ou autres (après | qui s'apprennent ainsi par association spéciale, ne sont pas fut le m strictement parler des noms. En employant un signe de t& dece n objets à (1) «La remarque faite par Tiedemann sur l'intention impérative des larmes 4 il y ava confirmée par des observations similaires de Charles Darwin, A l'âge de ont et le mc semaines, chez un de ses enfants, un peu plus tôt chez un autre, la nature de leu pleurs changeaii selon qu'ils étaient dus à la faim ou à la souffrance, et il seul (ait à « ‘ md 4 Me Ni ait bis très tôt placé au service de Ia voloulk mot doi i appris à pleurer quand il le voulait, et à contracter ses trail selon l'occasion, de façon à frire savoir qu'il désirait quelque chose. Ce déveloph* luel. Il ment de la volonté se produit vers la fin du troisième mois, » (Pérez, Trois pr'emièrét âge l'en années de l'enfance.) D
genre, l'oiseau parleur attache simplement un signe vocal à un certain objet, qualité ou acte, mais il n'éfend par le signe à d'autres objets, qualités, actes similaires de méme classe; c’est pourquoi, en employant ce signe, il ne connote pas réellement quoi que ce soit de l'objet, qualité ou acte particulier qu'il dénote.
Voilà pour les signes dénotatifs. Par signes connotatifs, j'entends désigner les signes qui sont dans une mesure quelconque attributifs. Si nous appelons un chien Jack, nous employons un nom dénotatif ; il ne désigne aucune qualité, ni n’en attribue au chien ; mais, si nous appelons l'animal Suie ou Rapide, ou de quelque autre nom impliquant quelque qualité qui distingue le chien, nous connotons à l'égard du chien le fait qu'il présente
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riment, pour la pl désirs ; quand, par pris par Sa nourrice, en rapproche, on ne pourtant, il éndiqu intentionnellement:
moigne d’un malais
pprendra des signes il pourra indique sations, des objets, on fils apprit de à le signe d’acquiesce
a (adieu), à l'âge el La dite qualiié.
‘es gestes indicatif Les noms connotatifs diffèrent donc des noms dénotatifs en
tte phase indicatr M ce qu'ils ne sont point simplement les notæ ou marques des animaux supérieurs choses nommées, mais impliquent également un ou plusieurs ts. Le perroquet qi caracières comme appartenant à ces objets, et ce ou ces caracien qui appelle l'a-l ‘res ainsi impliqués placent les choses nommées, par le simple les vêtements por fait de l'implication, dans un groupe : aussi ces noms connotatifs détresse, tous ex sont-ils des con-noteæ ; ils désignent une chose avec une autre, licatifs. c'est-à-dire qu'ils sxprunent un acte de classification nominalangage vient celk tive. Il importe de se rappeler ce fait, parce que, comme nous le
diagramme). Cet verrons plus tard, tous les termes connotatifs naissent du besoin nimaux et chez Ii que nous éprouvons de classer ainsi verbalement nos percepseaux parleurs, pif tions de simultitude ou d'analogie. En outre, il est plus imporployer correctemeil lant encore de remarquer que cette classification verbale peut de certains objes@i ‘tre réceptuelle ou conceptuelle. Par exemple le premier mot erbales ou autres (après papa, maman) qu'un de mes enfants apprit à prononcer iale, ne sont pasi fut le mot star (étoile). Peu de temps après avoir fait l'acquisition int un signe de t de ce mot, l'enfant en étendit la signification à tous les autres objets à clarté brillante tels que les bougies, becs de gaz, etc. Ici, il y avait évidemment une perception de similitude ou analogie, et le mot star, après avoir été originellement dénotatif, commençait à devenir connotatif. Mais cette extension connotative du mot doit évidemment avoir été de l'ordre que je nomme récepluel. Il est impossible, en effet, de supposer qu’à un aussi tendre âge l'enfant était capable de penser au mot en tant que mot, ou
mpérative des larmes Darwin, À l'âge de om à autre, la nature de leu a souffrance, et il seul u service de la volou t, et à contracter ses trail ique chose. Ce développe » (Pérez, Trois premil
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de fixer son attention sur celui-ci, en tant qu'objet de pensée distinct de l’objet qu'il servait à désigner. Force nous est donc de supposer que l'extension de ce nom originellement dénotatif (extension par laquelle il commencait à devenir connotatif correspond à une extension similaire, citée dans le chapitre précé. dent, où mon perroquet conféra au signe originellement dénotatif appartenant à un chien particulier, un début de valeur connotative, en appliquant ce signe à tous les autres chiens. C'est-à-dire que, pour l'enfant aussi bien que pour l'oiseau, la connotation, dans ces limites modérées, a été rendue possible par l’idéation réceptuelle toute seule. Mais, à mesure que l'âge vince, et que les facultés se développent, l'esprit humain arrive ‘ia «tion conceptuelle, et c'est alors qu'il peut faire passer les nom: «vil emploie à l'état d'objets sur lesquels il exerce sa pensée. La conséquence est que la connotation peut alors ne
plus représenter l'expression simplement spontanée d'une simi- À
litude réceptuellement perçue; elle peut devenir l'expression intentionnelle d'une similitude conceptueilement pensée. A l'es: prit de l'astronome, le mot star (étoile) présente une somme de signification connotative bien différente de celle qu'il présentait à l'enfant, lorsque celui-ci l'étendit d'un point brillant dans le ciel à une bougie brülant dans la chambre. La raison de cette grande différence est que la pensée conceptuelle de l’astronome a non seulement beaucoup ajouté à la connotation, mais à encore considérablement perfectionné cette dernière. La seule qualité commune qui fût connotée par ce nom dans la bouche de l'enfant était la qualité lumineuse ; mais bien que l’astronome ne méconnaisse point cette ressemblance entre l'étoile et la bougie, il la néglige par suite de sa science plus complète, et ne consentira point à appliquer le mot même à des objets ressemblant de beaucoup plus près à l'étoile, comme une comète ou un météore. Mais cette exactitude plus grande de la connotation, aussi bien que sa nasse plus importante, l’astronome y est parvenu en raison de sa puissance de pensée conceptuelle. C'est parce qu'il a réfléchi sur les noms en tant que noms qu'il a pu définir leur signification avec autant d'exactitude, c’est-à-dire limiter leurs connotations en certains sens, et les étendre dans d'autres directions.
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Il est donc évident que nous sommes ici en présence d’une distinction importante, et qui a elle-même besoin d'être quelque peu connotée. Et en fait, ce n'est qu'un exemple particulier de la grande distinction, à laquelle je me suis attaché dans tout cet ouvrage, de l'idéation réceptuelle distinguée de l’idéation conceptuelle. Mais il n’en est pas moins important de désigner cet exemple particulier au moyen de termes bien définis, et je ne puis que m'étonner que la chose n'ait point été déjà faite par les logiciens. Les termes que j'emploierai sont les suivants :
Par nom connotatif, j'entendrai l'extension connotative d'un nom dénotatif, que l'extension soit grande ou petite, et qu’elle ait été faite réceptuellement ou conceptuellement; mais je réserverai le nom commode de dénomination à l'extension exclusivement conceptuelle d'un nom. Ce nor, comme ceux qui viennent d'être définis, a été introduit par les s: :lastiques, et ils l'employaient comme synonyme de conustation. Mais il est évident que ceux-ci, aussi bien que les auteurs plus récents, n'avaient devant leur esprit que le cas de la connotation conceptuelle, et il s'ensuit qu'ils ne sentaient :oint la nécessité de la distinction qu'il est, pour le besoin du présent but, évidemment nécessaire de tracer. Je ne pense pas que l'on püt trouver deux mots plus propres à exprimer cette distinction que ces noms de dénomination et de connotation, si l’on veut bien me permettre, pour les besoins de mon analyse, de les définir conformément à leur étymologie. En effet, ainsi défini , un signe connotatif est un signe de classification, qu'il soit appliqué réceptuellement ou conceptuellement, tandis qu'un signe dénominatif est un signe connotalif qui a été appliqué en tant que tel dans une intention véritablement conceptuelle, c'est-à-dire, avec l'appréciation intérieure de sa fonction comme étant tout ce que les logiciens entendent par nom.
Résumons maintenant ces différentes définitions.
Le signe indicatif est une intonation ou un geste significatif représentant l'expression intentionnelle d'un état mental, sans que toutefois il y ait quoi que ce soit de dénominatif.
Le signe dénotatif est la notation receptuelle d'objets, qualités, actes, etc., particuliers.
Par signe connotatif, j'entends l'attribution classificative de RouanEs. Évol, ment. a
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qualités aux objets nommés par le signe, que cette attribution soit due aux opérations réceptuelles ou aux opérations conceptuelles de l'esprit.
Le signe dénominatif est un signe connotatif consciemment conféré en tant que tel, ou avec la pleine appréciation conceptuelle de son rôle, et de son but en tant que nom.
Un signe prédicatif, enfin, est une proposition, ou l’apposition conceptuelle de deux termes dénominatifs qui expriment l'intention qu'a celui qui parle d'opérer une connotation de l'un au moyen de l’autre.
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